The unsexy (yet hilarious) truth behind Minimalist Hiking! - Petites réalités irrévérencieuses (et néanmoins poilantes) de la rando minimaliste!

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Une fois n'est pas coutume, commençons par la version française! Les habitudes, c'est fait pour être changé!

Mes dernières rando - en solo et accompagnée - m'ont inspirées quelques réflexions totalement non-philosophiques sur la marche et les treks en mode minimaliste.

1. Randonner sans être entraîné = morflage assuré

Eh oui, il n'y a pas photo! Passer des heures sur ses pattes - même si on n'en a que deux, à grimper, arpenter, zizgaguer sur les sentiers, ça laisse des traces, surtout si on n'y est pas habitué. Ajouter à cela un sac à dos - même micro, même allégé - et c'est votre fête!

Alors pour ne pas finir sur les rotules, genoux fracassés, pieds en feu, dos en compote et abdos ramolos, un minimum de préparation phyisque est INDISPENSABLE!
 
Pas besoin d'un entraînement digne des forces spéciales américaines, mais quand même! Un brin de pratique spécifique avant vous permettra de profiter grandement de votre trek en pleine nature. C'est quand même plius sympa de vous souvenir des paysages grandioses que vous avez vus que des 4 rendez-vous chez l'osthéo qui ont suivis, non?
 

2. Partir léger? Alors pensez hôtel ou gîte!


Vous voulez vraiment partir léger? Alors tout aussi minimaliste et accro à l'autonomie que je suis, il me faut être totalement honnête avec vous:

Un sac à dos même minimaliste, c'est déjà trop lourd!

En même temps, c'est assez logique: même en faisant au plus léger, en coupant ici et là, en ôtant ceci et cela, en ne prenant que le strict minimun, il vous faudra quand même un certain nombre d'articles (liste super exhaustive dans mon cours...!😜 ) avec vous qui en les additionnant dépasseront vite les 5 kg. Et le pire dans tout ça, mais néanmoins le plus indispensable, c'est le boire et le manger!! (j'adore cette expression super vieillotte!!). Si comme moi, vous avez un certain appétit... et en sachant que la vie au grand air, ça creuse (autre expression d'anciens)... vive les kilos en plus!

Alors mon conseil super minimaliste: gîte- refuge- cabane et vous vous ôtez bien du poids en matériel de camping/bivouac et en nourriture. Mais vous y perdez en aventure... Eh oui, l'aventure en mode MUL, ça se mérite: it's only for the brave! (un petit coup d'anglais, pas pu m'empêcher!)

3. Odeurs et senteurs

Petite note rapide à ce sujet:
Quand vous croyez que vous savez apprivoiser les chamois, et que les bouquetins vous regardent passer d'un air débonnaire quand vous les enjamber pour passer, c'est le signe qu'il vous faut trouver une douche ou à défaut un cours d'eau/un lac illico presto.

4. Camping Paradis

Randonner et bivouaquer avec le beau temps, c'est paradisiaque. Quand il pleut des cordes et que vous vous prenez des sauts d'eau sur la tête, que vous vous réveillez détrempé de rosée (si tout va bien et que votre tente a résisté aux trombes d'eau de la nuit), que le vent se lève au moment où vous allumez votre réchaud ou commencez à monter votre tente... alors là, c'est une autre histoire.

Franchement? Quoi qu'on vous dise, quel que soit votre équipement, c'est la "m...".

Sans mentionner LE caillou que vous n'aviez pas vu en installant le bivouac et qui se trouve en plein milieu de votre mat - pas moyen de l'éviter à moins de dormir en "s"...
Il y a aussi la pluie battante qui dure trois jours sans une cahute à mille lieux. Les allumettes super effiaces, all weather, méga waterproof dont la boîte ne supporte pas l'humidité 😈L'abri de fortune découvert au détour d'un sentier et déjà occupé par trois solides gaillards qui vous regardent d'un air goguenard et vous disent qu'il "n'y a pas de problème, on se serrera un peu, hahahaha" #jepréfèreresterdehors.

Bref, bivouaquer minimaliste c'est bien. Bivouaquer au sec, c'est encore mieux.



5. Il n'y a pas que la bouffe dans la vie... mais en rando oui.


Ah manger! Boire! C'est fou comme les besoins primaires de survie (re)deviennent une priorité absolue lorsqu'on se retrouve hors de son cadre habituel, en plein air, un peu démuni et si fragile face à l'immensité de la nature. C'est sûr: sans nourriture, sans eau = pas d'énergie, pas de forces et donc  on devient vulnérable, faible, fragile, "à la merci" des éléments. Pas besoin d'aller faire un trek en pleine forêt amazonienne avec comme unique ressource une simple canne à pêche pour ressentir cela.  Au contraire, moins on y est habitué, plus rapidement ce sentiment de vulnérabilité, de fragilité, de petitesse fasse à la nature se fait sentir. Alors, un conseil:

Ne faites jamais l'impasse sur votre ravitaillement - en quantité et en qualité! - vous serez les premiers à vous remercier vous-même le soir au bivouac!

Et cela vous permettra de profiter bien davantage de votre temps passé en pleine nature, de manière authentique et sans artifice. A moins que vous vous sentiez une âme de Sarah Marquis, partis pour chasser et pêcher... mais là vous sortez de ma zone d'expertise et de mon mode de déplacement.

Avis aux Paléos, Vegan, Crudivordes, allérgiques et intolérants de toutes sortes, accros du bio et autres locavores:

En tant que végétarienne et super pénible en matière de nourriture, je suis bien placée pour le savoir et me permettre de le dire: mieux vaut être prêt. Prêt à faire une entorse GIGANTESQUE à vos principes/régime/politique alimentaire(s), appelez-y comme vous voulez. Prêt à vous surprendre à rêver d'aliments condamnés par votre "religion nutritive". Prêt à ne pas vous reconnaître. Quand vous sortirez de la toundra (les Alpes, ça va aussi) après 3 jours (il n'en faut pas plus), vous serez capables de manger ces atroces cookies industriels bourrés de sucres raffinés et de gluten ou cet énorme plat de macaronis chalet à la crème triple et lardons avec une joie INDESCRIPTIBLE! Comme quoi, on est de bien petites choses quand il s'agit de notre survie...!

Alors faites le plein de vos aliments chéris si vous le pouvez. Tant que vous êtes prêts à les porter... il n'y a pas de mal, non? Imaginez des parades aux repas de bienvenue des locaux, si comme moi vous êtes un peu chochotte sur la question. Je n'oserais pas citer "Les Bronzés font du Ski" mais on n'est pas loin...! Personnellement le mouton crû, tué devant nous (très proprement je dois dire) et offert en cadeau de bienvenue en Mongolie me hantera toute ma vie... 

6. Au retour, les comparaisons qui tuent...

Quand on arrive au terme d'un challenge vraiment balèze pour soi (que ce soit 20km, 40 ou 200km, en solo ou en troupeau), qu'on rentre super fier mais totalement crevé et qu'on s'entend dire des trucs du genre: "Alors, ces vacances? Bien reposé(e)?" ou "Oh c'est super ce que tu fais! Au fait t'as lu le dernier bouquin de x ou x - tellement forte cette miss!" ou encore pire "En autonomie? Génial! T'as vu, Mike Horn vient de finir 12'799km en solo sans assistance par moins 80 degrés en 2 mois? "...

Là il y a plusieurs réactions possibles en fonction du degré d'habitude et de self-contrôle. En général, on s'en tient au sourire de surface plaqué contre les lèvres. conscient que la remarque partait d'une bonne intention, et à une réponse fadasse du style "aaaaahhh lui...oui il est géééééééééééniaaaaaaal." (même si tu l'admires et le trouve top, là tout de suite tu rêves de lui crever les yeux) ou " oui oui, c'était faciiiilllle, comme d'hab'". Alors qu'en fait on rêve:
1. De défoncer la personne qui a dit ça - avec totale gentilesse et terrible bonne volonté, on  le sait. Mais c'est encore pire. Et pas une raison d'ailleurs.
2. De plaquer les mains sur les oreilles en hurlant à tue-tête "je t'entends pas, je t'entends pas" comme quand tu avais 6 ans et que tes parents insistaient à te faire ranger ta chambre.

😈le Monstre Ingrat en nous!

7. Randonner avec ses chiens


Ah! le pur bonheur. Complicité. Affection. Protection mutuelle. Rires. Se tenir chaud la nuit.

Mais aussi partage des poils, de la terre - ou de la boue selon l'humidité ambiante (voir randonner sous la pluie). Partage de la tente et du sac de couchage - leur couverture est toujours moins bien que votre sac, vous serez prévenus. Il ne faut pas être trop précieux/se pour le coup.

Avantage no 1: le capital sympathie auprès du public.
Les réactions des gens que vous croisez sont étonnantes. Quasi tout le monde aime les chiens en randonnée. Tellement chous. Avec leurs petits sacs. Trop mignons. Oh comme il est joli!! Carresses, friandises, votre chien va être pourri gâté.
Désavantage no 1 : le capital sympathie auprès du public.
= ignorance totale de la personne qui suit péniblement le chien en question. Ou même qui le tient pour laisser passer cet autre bipède. sans parler qu'eux, les 4 pattes, on les plaint alors qu'ils gambadent à toute vitesse sans le moindre signe de fatigue. "Non, non, ce n'est pas lourd, il ne porte qu'1.5kg" càd comparé aux 12kg de matos que je me promène... MOOOAAA!

Mais ça, on ne peut pas le dire!... 😉


Morale de l'histoire


On ne pourra pas dire que vous n'êtes pas prévenu/e.

Mais. Mais...malgré tout, une fois qu'on a testé, on devient vite accro!

...Une nuit à l'hôtel et on n'attend plus qu'une chose: repasser une nuit à la belle étoile, dans un cadre idylique, seul(e) au monde (ou à deux, c'est pas mal non plus 😉).
On y prend goût à faire tambouille avec sa mini casserole, à bivouaquer dans les endroits les plus improbables et à découvrir des lieux extraordinaires, à la recherche du spot parfait pour The Bivouac, à partager sa tente et ses aventures avec ses loulous à 4 pattes  - et les petits bipèdes aussi d'ailleurs, mais j'ai clairement moins d'expérience.
Même les lyophilisés finissent par avoir bon goût et leur dégustation devient un moment privilégié de la journée.  

On se rend vite compte qu'il est finalement facile de faire avec peu et qu'on s'y accomode très bien.
Et quel rêve de pouvoir transporter tout sur son dos, de s'arrêter quand on le souhaite, de vivre totalement en autonomie et si simplement même si ce n'est que pour quelques jours.

Alors, si vous y prenez goût, et que vous vous suprenez à en redemander malgré tout, en dépit de tout, c'est que la Nature et l'Aventure avec des beaux grands  N et A majuscules vous auront bel et bien à votre tour ensorcelé. 

Bienvenue dans l'Aventure MUL!


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Once is not customary, I've started with the French version! Habits are made to be changed!

My last hikes - solo and accompanied - inspired me some totally irreverent thoughts on hiking and going the minimalist way.

1. Hiking without training = guaranteed suffering

Well, it’s a no-brainer. Spending hours on your feet - climbing, walking, roaming the trails, won’t leave you nice and fresh, especially if you're not used to it. Add to that a nicely packed backpack – even the lightest, the most minimalist one - and it’s party time!
So not to finish totally knackered, with shattered knees, feet on fire, back and abs killing you, a minimum of physical preparation is VITAL!
No need to train as an American special forces soldier, but still! Some specific training before you go will definitely make a significant difference to your wilderness experience. Isn’t it more pleasant to remember the grandiose landscapes you saw rather than the physical therapy that followed?

2. Want to go light? Head for a hotel or mountain hut!




Do you really want to go light? Much as I am minimalist and addicted to going in self-sufficiency, I have to be totally honest with you here:
Any backpack - even the most minimalist you can think of - is already too heavy!
Let’s be fair: even if you travel light, reducing here and there, removing this and that, keeping only the bare minimum, you will still need a certain number of items (I’ve a super exhaustive listing in my Ultralight Backpacking course ...! 😜) with you which will quickly exceed 5 kg. And the heaviest of it all, and none the less the least negotiable are food and water. And if you happen to be anything like me (= have a certain appetite) ... and knowing that life outdoors really wets the appetite... long live the extra pounds to carry!
So my advice to go super light: think resort-hotel-mountain hut and it spares you the weight of camping equipment and food. But then of course… you lose the adventurous aspect ...
Indeed, being a minimalist Ultralight backpacker must be earned: Only for the brave!

3. Odors and scents

A quick note on the subject:
When you think you’ve discovered the secret to tame chamois, and that ibex totally ignore you when you step over them to pass, it’s a red flag to find a shower – or at least a river or lake, NOW!


4. Camping Paradise

Hiking and bivouacking when the weather is nice and clear is pure heaven.
When it rains cats and dogs, that your clothes are totally soaked, or that you wake up in the morning wet with dew (hopefully enough your tent has withstood the pouring rain of the past night) … without mentioning when the wind gets up the very moment you turn on your stove or start your tent ... then that's a complete other story.


Frankly? Whatever you’ve been told or heard, whatever your equipment you got, it sucks.


Not to mention THE stone that you didn't see when you set up the bivouac and which sat right in the middle of your mast - no way to avoid it when you lie down unless you can sleep in a zigzag position 

Worth mentioning:
The pouring rain that lasts three days without a single shelter for miles around. The best waterproof/windproof/weatherproof matches in the world whose box does not support moisture and are therefore useless 😈. The temporary shelter finally discovered after miles of walking and already occupied by three solid fellows who look at you with a mocking air "No problem luv’, let’s keep us warm, hahahaha" #nocomment #betteroutsideinthecold.

To make it short:  Ultralight bivouacking is fun. Ultralight bivouacking with dry weather is much better.

5. There’s more to life than food ... but not to hiking.


Oh FOOD! Oh DRINK! It’s amazing how the primary needs get the best of you once you find yourself out there, out of your usual comfort zone and habits  feeling a little vulnerable facing the immensity of nature. That's for sure: without food, without water = no energy, no strength and so we become vulnerable, weak, fragile, "at the mercy" of the elements. No need to go for a trek in the middle of the Amazon rainforest with as only resource a plain fishing rod to feel this way. On the contrary, the less used to it, the more quickly this feeling of vulnerability, fragility, and smallness comes up. So, let me tell you something here:

Never overlook your supply - in quantity and quality! - you will be the first to congratulate yourself at the bivouac for the great food you've packed!

And it will definitely add quality and pleasure to your time spent out there. Unless you feel called to play it the real hard way and plan to hunt and fish ... but that takes you out of my area of ​​expertise and my favourite mode of traveling.

Special Notice to Paleos, Vegans, Raw food eaters, allergic or intolerant people or organic and purely local food addicts:
 

As a vegetarian and a real pain in the a** when it comes to food, I know what I talk about and am entitled to warn you: better be ready
Ready to make a HUGE breach of your principles / diet / food policy, call it what you want. Ready to be the first surprised when catching yourself up dreaming of "forbidden", "unhealthy"  food . Ready not to recognize yourself. When you come out of the tundra (or the Alps, it's applicable there too) after 3 days (no more's needed), you are able to eat a pack of these awfully industrial cookies stuffed with refined sugars and gluten or this huge and indecent plate of macaroni "chalet" made with triple cream cheese and bacon with such an unspeakable joy! 
This being said, keep in mind that we are so vulnerable when it comes to our own survival ...!

So stock up on your beloved food if you can. As long as you are ready to carry it ... there is no harm, isn't it? Figure out ways to avoid the welcome meals generously offered by local
inhabitants.,. without offending them - especially if like me, you are a little bit of a wimp on the matter. I would not dare to quote the cult French movie "The French Fried Vacation 2" but we are not far ...! Personally, I will recall forever the sheep that was killed in front of us (in a very clean and decent way I must admit) and served raw as a welcome meal during a trip in remote Mongolia ...

6. Back home, the Deathly Death comments



Here you are, back from whatever challenge you undertook (whether it was 20km, 40km or 200km, on your own or with a whole tribe), proud as a peacock yet totally exhausted, dreaming of nothing but a good bath and some well-deserved rest. And there...someone well-intended you know comes up to you with a: "So, how's your holidays? ready to get rock and rolling?" or "Oh how great! Love what you did ! By the way did you read the last book of x or x - she is such an inspirational athlete! impressive!" or even worse "In self-sufficiency? Awesome! Do you know that Mike Horn just finished a 12'799km solo trip without any assistance by minus 80 degrees in less than 2 months ?" 


There are several possible reactions depending on the degree of self-control you master... Usually you put on a happy face and reply with a totally unconvincing "oooohhh that guy ... yes it is amaaaazing." (Even if you truly admire or like that person, right now the only thing you can think off is to rip their eyes off) or make a poor understating comment like "oh well, you know, it's been pretty easy, as usual". When in fact deep inside we only dream of:

1. Slapping/punching the person who said that in the face - no, we don't care of their total kindness and pure intention. It only makes it even worse!
2. Putting our hands on the ears, yelling "I can't hear you, I can't hear you" just as when we were 6 years old and our parents insisted on us tyding the bedroom...

😈the Ungrateful Devil in us!



7. Hiking with dogs

Oh! Pure happiness. Complicity. Affection. Mutual protection. Friendship. Laughter. Keeping each other warm at night.

It also means sharing hairs and dirt - or mud depending on the surrounding humidity (see “hiking in the rain”). Sharing the tent and the sleeping bag – let me warn you: your sleeping-bag always looks better than their mat. Not for the faint-hearted!

Biggest benefit # 1: people love dogs!
The reactions of the people you meet are amazing. Almost everyone loves dogs on a hike. “Oh look! With their little bags. So cute….” Strokes, treats, your dog will be spoilt rotten!

Biggest disadvantage # 1: people love dogs!
= total ignorance of the person who’s painfully following the happy running dog. Hardly noticing the  biped who kindly holds the doggy to let them pass. Not to mention that people always have huge compassion for dogs – who by the way hardly show the slightest sign of fatigue. "No, no, they don’t carry much about 1.5kg" compared to 12kg backpack that I carry!!!!!

But that can’t be said ... 😉


Moral of the story


I warned you.

But. But ... despite everything and anything I've said here, once we have tested and tasted it, it's addictive!

... After one night at a nice hotel and you're already dreaming of going back out there for a night under the stars...
We quickly find it fun to cook with the mini pan on the tiny stove, 
to bivouac in the most incredible spots and to discover extraordinary places, always in search of the most perfect spot for A Bivouac to Die For,
 to share the tent and amazing adventures with our 4-legged companions - (applicable to little bipeds, too, but I clearly have less experience there).
Even freeze-dried foods end up tasting good and eating them become a special moment of the day.
We quickly realise that it is finally so easy to do with less, that we adapt just as well to a simple way of living... .
And what a dream it is to be able to carry everything on your back, to stop whenever you wish, to live completely in autonomy. Even if it's only for a few days.

So, if you take a liking to it, if you're asking for more, despite all the drawbacks and challenges, it's probably because Mother Nature and the Big Adventure have cast their spell on you too...

Welcome to the UltraLight Backpacking Tribe!



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